Ecologie et réseau routier

On assiste depuis une dizaine d’année à la diabolisation de l’usage de l’automobile au profit de modes de transports annexes comme le métro, bus ou le train. En témoigne le plan anti-voiture développé par la maire de Paris Anne Hidalgo en 2015 : augmentation du prix du stationnement et des amendes, interdiction de la circulation des véhicules diesel d’ici 2020 dans Paris, développement des voies piétonnes au détriment des axes routiers, etc…

Pourtant le réseau routier (apparu depuis des millénaires) est l’unique réseau de transport permettant une totale mobilité des citoyens, et par la même son bénéfice social et économique est bien supérieur à n’importe quel autre réseau de transport : elle a par exemple un rôle dans l’accès à l’emploi important, comme le montre les difficultés à trouver un emploi sans permis de conduire ou sans voiture. On voit donc que la politique anti-voiture atteint rapidement ses limites.

En effet, le réseau routier est aujourd’hui le réseau le plus utilisé par les français pour le transport de personnes mais aussi de marchandises. Partant de ce constat, quelles peuvent être les raisons d’un tel déni de nos politiques à vouloir à ce point culpabiliser l’automobiliste et le pousser à changer ses habitudes voire même son unique possibilité de transport : impact sur le climat (notamment par la production des gaz d’échappement) et encombrement des grandes villes. Et cela quand bien même l’automobiliste rapporte à l’État près de deux fois plus (en terme de taxes, comme celle sur le carburant) que ce qu’il coûte en entretien de la voirie et des infrastructures routières.

Il est pourtant possible et il est temps d’adapter le réseau routier aux enjeux modernes qui nous animent comme celui de la préservation de l’environnement. Il n’y a qu’à voir la multiplication des solutions annexes routières comme le covoiturage ou la densification des réseaux d’autocars. On constate dans les habitudes des citoyens que l’utilisation des transports en commun s’est largement développée et les grandes villes investissent chaque année des millions d’euros dans la construction d’infrastructures permettant le transport en commun des habitants.