Hyper-mobilité : la traduction d’une époque ?

Le mercredi 13 avril 2016 à partir de 10 h 30, l’Union routière de France (URF) a organisé une conférence-débat ouverte au public, qui fait suite à sa dernière assemblée générale statutaire. Axé sur le thème « Hyper-mobilité : la traduction d’une époque ? », cet événement a été accueilli par le Comité français des constructeurs d’automobiles (CCFA), dans ses locaux dans le 8e arrondissement de Paris.

À l’heure où chaque habitant français parcourt une quarantaine de kilomètres par jour, il devient tout naturel de parler de l’hyper-mobilité qui n’est plus ici un slogan, mais un constat. Conséquence logique de l’accroissement des vitesses de déplacement, une telle révolution s’est réalisée sans accroître les temps de déplacement, maintenus à environ une heure journalière. Mais la situation d’hyper-mobilité ne concerne pas que les habitants : elle implique aussi le transport des marchandises, notamment les transports domestiques qui, pour chaque habitant, sont déplacés chaque jour sur un trajet de 100 km. En vérité, la mobilité depuis le début du XXe siècle se traduit surtout par l’incroyable allongement de la portée des déplacements quotidiens, et n’implique pas l’accroissement du nombre des trajets. À dire vrai, tout comme l’hyper-connectivité, l’hyper-mobilité a pour but de gagner du temps, et peut se heurter aujourd’hui à différentes contraintes collectives que sont les problèmes économiques et environnementaux.

La conférence-débat de l’URF s’est tenue le 13 avril 2016 dans les locaux du CCFA. Le programme a été début à 10 h 30, sous l’autorité de Claude Champ, Président de l’Union routière. Dans la première partie du programme (10 h 35 à 11 h 5), le professeur à l’Université de Lyon (Institut d’études politiques) : Yves Crozet, et Président du Think Tank de l’URF, a présenté son dernier livre sous le thème « Hypermobilité et politiques publiques – Changer d’époque ? ». Dans la deuxième partie s’est tenue une table ronde axée autour des politiques publiques et de nouveaux comportements de mobilité. Les intervenants, notamment Nicolas Louvet (Directeur associé du cabinet 6T, chercheur associé au LATTS/ENPC, politiste) et Dominique Auverlot ont tenu la table ronde jusqu’à 12 h 10.

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