Les bouchons coûtent cher…

Les automobilistes détestent les embouteillages pour différentes raisons. La première, les bouchons les retardent. La seconde, cela a un coût ! Selon une étude réalisée par le fournisseur d’info trafic Inrix, les bouchons sur le territoire national ont provoqué un déficit de 17 milliards d’euros en 2013. Soit un abysse encore plus profond que le trou de la Sécurité Sociale (12,5 milliards d’euros). Sont pris en compte : le carburant dépensé, l’usure accrue des véhicules et le temps de production perdu par les entreprises et forcément, par les employés englués dans les embouteillages.

L’horizon n’est pas près de s’éclaircir. Les spécialistes d’Inrix tablent sur une augmentation de 30 % dans les 15 ans à venir. En 2030, le gouffre atteindra probablement 22 milliards d’euros, ce qui correspond à 2 380 euros pour un foyer français, contre 1 943 euros en 2013. Concrètement, le trafic routier va s’intensifier au fil des années puisque le nombre de véhicules en circulation devrait s’accroître de 14 % d’ici 2030. Sur le bitume, cela porte le nombre à 35 millions de conducteurs en 2030 contre 30,8 en 2014. Autre paramètre à prendre en compte : d’après les estimations, la France passera de 64 à 72 millions d’habitants et le PIB (Produit Intérieur Brut) progressera vraisemblablement de 25 %. Une croissance espérée qui engendrera un flux supplémentaire d’automobilistes. L’épicentre du problème se situe à Paris et dans sa périphérie, ainsi que dans les grandes agglomérations comme Marseille et Lyon.

Quel remède docteur ? Les municipalités entendent développer et optimiser les transports en commun ainsi que l’autopartage. Des effort seront consentis afin de baisser le trafic d’ici à 2030.

Terminons sur une note positive. Fabien Laurent, directeur adjoint du laboratoire Ville Mobilité Transport, prédit que la facture ne sera pas aussi salée dans la mesure où… « les jeunes actifs se déplacent moins que leurs aînés ». Ce qui reste à prouver.