Véhicules connectés : des lois à adapter

Les voitures du futur connectées et autonomes entraîneront obligatoirement d’importants changements au niveau de la règlementation. Ainsi, la Convention de Vienne qui stipule qu’un conducteur doit rester maître de son véhicule, sera assortie d’amendements dans cinq pays européens, dont la France. Les représentants de l’ordre ne pourront plus nous verbaliser si nous téléphonons au volant ! Ils savent aussi que certains GPS très sophistiqués détectent les radars embarqués. Les lois ne seront pas les seules à devoir s’adapter. Les constructeurs entendent instaurer une nouvelle cartographie numérisée qui prenne en compte en temps réel les changements intervenus sur la voirie ou sur la route. Google avec Street View, et Nokia avec son système Here planchent afin de réaliser des cartes en haute définition et avec une résolution centimétrique.

Les gouvernements devront également légiférer sur le contrôle d’Internet. D’après une étude du cabinet IHS Automotive, 23 millions de voitures sont connectées à Internet et 152 millions le seront d’ici à 2020. Il est vrai que la voiture connectée sera le fruit d’un mariage entre le monde de l’Internet et celui de l’automobile. On comprend mieux que Google ait misé gros dans cette course à l’innovation. Nos smartphones ont leur mot à dire dans cette révolution. Grâce à eux, un conducteur aura libre loisir de verrouiller ou d’ouvrir les portes avec son mobile. Il pourra par la même occasion démarrer sa voiture et vérifier la pression des pneus ou le niveau de carburant, toujours avec son téléphone portable.
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