Le coup de pompe des… pompes !

Revenons sur le conflit qui oppose le gouvernement français au Comité Professionnel de Distribution de Carburants. Ce duel qui met en péril les stations service indépendantes, fait couler beaucoup d’encre. La mise en sommeil du CPDC a été provoquée par l’État et aussi les représentants du CNPA, FNAA, UFIP, la FF3C, FFPI et l’UIP qui ont quitté leur siège au Conseil d’administration. Ces organismes ont exprimé leur désaccord avec le gouvernement motivé à éliminer un Comité professionnel créé en 1991. Le CPDC a pourtant déjà prouvé son utilité.

Ce n’est pas sans conséquence. A titre d’exemple, l’arrêt du CPDC supprime les aides gouvernementales pour la mise aux normes environnementales des stations-services. Du coup, les accords signés avec le Comité professionnel des détaillants en carburant qui redistribuait les sommes allouées, sont caduques, faute d’argent. Les plus lésés sont les petits détaillants en carburant et leurs 2 200 dossiers en cours. Ce qui correspond à environ 15 M? d’aides promises sur les 4 ans à venir.

D’après le Conseil National des Professions de l’Automobile, la décision d’écarter de la scène le CPDS est… « guidée par une logique comptable irresponsable et sans la moindre concertation approfondie avec la profession. » Le CNPA qui représente les vingt métiers de la distribution et des services de l’automobile, pense que les autorités de tutelle ont fait le choix de sacrifier des commerces de proximité. Un mécontentement partagé par les autres fédérations qui ont signé un recours devant le Conseil d’État et un courrier commun destiné à la Ministre Carole Delga. Ce vent de fronde sera appuyé par une campagne de communication programmée courant décembre afin d’alerter l’opinion publique sur des conséquences d’une France privée de pompes à essence.