Voitures connectées : les avis divergent

Une enquête publique réalisée par « Research Now » dans 12 pays européens auprès de 12 000 personnes permet de savoir ce que pensent les consommateurs de ces nouvelles voitures connectées. Il ressort de cette enquête que la plupart des Européens souhaitent garder le contrôle de leurs données et choisir eux-mêmes avec qui ils acceptent de les partager.

D’après les résultats, 76 % des personnes interrogées s’intéressent aux voitures connectées. Parmi elles, 6 % ont déjà sauté le pas et conduisent un tel véhicule alors que 18 % envisagent un achat dans les mois à venir. Il semblerait que la motivation première pour acheter un véhicule connecté soit de renforcer leur propre sécurité au volant. Parmi les Européens, les Français sont particulièrement sensibles aux voitures connectées et un très grand nombre pense que sa prochaine voiture sera connectée. Si on se concentre sur la France, 10 % des automobilistes roulent déjà à bord d’un tel véhicule ; 24 % envisage son acquisition et 76 % sont intéressés. C’est toujours la sécurité qui pousse à l’achat de ces modèles. Du côté des constructeurs, l’amélioration de la sécurité est également une priorité devant le rendement énergétique et la diminution des embouteillages.

90 % des personnes interrogées pensent que les données ne sont connues que du propriétaire du véhicule ou de son utilisateur. Elles sont même un peu plus nombreuses à souhaiter pouvoir contrôler l’envoi de ces données. Si le véhicule tombe en panne, les trois quarts des automobilistes questionnés veulent être en mesure de choisir eux-mêmes le réparateur. Et seulement 5 % estiment inutile la mise en place d’un cadre législatif qui protégerait leurs droits et les données collectées.
Ce qui inquiète le plus les Européens interrogés (à hauteur de 88 %), c’est la communication des informations personnelles sans limitations. Mais il y a également la crainte de l’utilisation commerciale de ces mêmes données devant le piratage de la voiture et sa localisation.